Yannick Nyanga : Pour les phases finales, on remet tout zro

Lundi 5 mai 2014
Yannick Nyanga :  Pour les phases finales, on remet tout  zro

Vous êtes parvenus à obtenir la réception du prochain match de barrage face au Racing. C’est un soulagement ?

Bien sûr. C’est un scénario idéal pour nous. Nous avons eu beaucoup de chance car en faisant un match approximatif, nous avons réussi à l’emporter et à aller chercher le bonus. Certes, les Grenoblois n’avaient pas grand-chose à jouer, mais je ne pense pas qu’ils aient déjà encaissé une telle défaite sur leurs déplacements.

Quand on voit ce que nous sommes capables de faire, on se dit que si nous arrivons à améliorer notre conquête, qui est notre réel point faible actuellement, nous pouvons montrer un encore meilleur visage.

Nous avons aussi à cœur de faire plaisir à notre public pour ce qui sera le dernier match à domicile de la saison, vendredi prochain. Nous allons donc continuer à travailler. Nous ferons le bilan à la fin de la saison. 

 

Vous n’aviez plus vraiment votre destin en main samedi. Et malgré une saison difficile, vous arrivez à vous hisser à la quatrième place…

La chose la plus importante est de gagner les matchs. Il pouvait y avoir de très nombreux scénarii différents samedi, en fonction de notre victoire ou non, et de celles des autres clubs.

Il y a des choses à faire à chaque fois que l’on rentre sur un terrain, et nous les avons faites samedi face au FCG. Même si nous n’y avons pas forcément mis la manière. La première mi-temps a été compliquée, les Grenoblois nous ont embêtés sur les rucks et les touches, comme ils ont très bien su le faire tout au long de la saison.

C’est un match qui a été très laborieux, mais le résultat est là. Et même si d’autres résultats extérieurs nous ont été favorables, nous sommes restés concentrés sur notre performance. C’est d’ailleurs ce que nous ferons jusqu’au bout.

 

Penses-tu que cette quatrième place est méritée au regard de votre saison ? Quel bilan en fais-tu ?

Nous avons tout de même gagné beaucoup de matchs avec bonus à domicile, ce qui n’est pas forcément le cas de tout le monde. A partir de là, il n’y a rien de miraculeux à être à la quatrième place…

A un moment donné, il faut jouer les matchs, prendre des points, avoir de bons éléments. De mon point de vue, je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu une équipe qui ait particulièrement survolé ce Top 14. Et je pense que cela s’est vu sur tous les enjeux présents sur cette dernière journée.

Nous avons peut-être mal habitué notre public en gagnant beaucoup de rencontres trop facilement, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le championnat a changé, et j’espère que tout le monde le comprendra.

 

C’est un nouveau championnat qui commence selon toi ?

Tout à fait. Mais c’est un championnat nouveau depuis le début de la saison. C’est ce que nous répétons depuis le départ. Nous avons toujours dit que ce Top 14 n’aurait rien à voir avec les précédents. Les équipes sont de mieux en mieux préparées. Il n’y a plus que deux-trois clubs qui peuvent se permettre de viser le haut de tableau.

Mais pour les phases finales, on remet tout à zéro. Et on verra celui qui gagnera en bout de course. Cela rajoute beaucoup de spectacle et de suspense aussi, ce qui est une bonne chose. Et le plus important est que nous arrivions là où nous voulons aller. 

Aujourd’hui, notre destin est à nouveau entre nos mains. Nous n’attendons rien de qui que ce soit, et nous ferons notre maximum pour aller encore plus loin. 

 

Vous recevrez le Racing vendredi, soit la même équipe que l’an passé…

L’équipe du Racing est bien plus forte que la saison dernière. Le contexte n’est pas le même non plus. Toutes les équipes des phases finales sont au niveau, et nous allons essayer de nous mettre à leur hauteur.

L’expérience du Stade Toulousain fait que nous savons que chaque match de phase finale nécessite d’effacer tout ce qu’il y a eu avant. Les compteurs et les parcours des équipes sont remis à zéro. Il faudra tout donner pendant 80 minutes et c’est tout ce qui va compter.

Il n’y a pas de vérité, pas de pronostic, ni de favori ou d’outsider.