Yannick Jauzion : « Ne pas avoir de regret »

Mercredi 19 décembre 2012
Yannick Jauzion : « Ne pas avoir de regret »

Comment la séance vidéo de lundi s'est-elle déroulée ?

Lorsqu’on regarde la physionomie du match, on voit qu’il était à notre portée. Nous n’avons pas su saisir notre chance et n’avons pas été à la hauteur. Forcément en découle une séance vidéo un peu mouvementée (sourire). Mais maintenant, nous sommes passés à autre chose et nous basculons sur le championnat. Il faut digérer ce match pour pouvoir rebondir lors de la prochaine rencontre.

Comment envisages-tu cette reprise du championnat face au FCG ?

Il n’y a pas que le match à Grenoble. Nous avons une série de trois matchs à l’extérieur, c’est un mois difficile avec la Coupe d’Europe qui suit et où nous aurons absolument besoin d’un résultat. On se prépare pour tout cela et on espère retrouver de meilleures attitudes.

Avez-vous la crainte d’être décroché du peloton de tête en cas de défaite durant cette période ?

Il ne faut pas l’aborder comme cela mais plutôt comme un nouveau cycle. Il faut que les joueurs y rentrent à fond, sans se poser de questions. Après, advienne que pourra, mais le plus important c’est au moins de ne pas avoir de regret.

Personnellement, comment te sens-tu ?

Bien physiquement. Je n’ai pas joué beaucoup de matchs donc j’ai pu bien me préparer et je suis disponible si on a besoin de moi.

T’attendais-tu à jouer moins de matchs cette saison ?

Non mais je vis avec et je le vis bien. Pour moi, c’est un changement radical par rapport aux saisons précédentes durant lesquelles j’avais l’habitude de beaucoup jouer.

Tous les centres qui jouent en ce moment font de belles performances, c’est donc normal qu’ils soient reconduits. Je comprends tout à fait ce qui se passe actuellement. Toutefois, je pense qu’il ne faut pas accepter une situation de remplaçant et je serai prêt jusqu’à la fin de la saison.

Comment gères-tu cette situation de remplaçant ?

Ce n’est pas évident de rentrer dix minutes et de faire la différence. Il faut rester dans le cadre du jeu tout en se proposant un maximum sur le terrain. En l’occurrence, le week-end dernier, il fallait faire marquer deux fois lorsque je suis rentré et cela sous entend donc de prendre des risques.
Ce n’est pas simple, c’est plus de la ponctualité. La peau d’un remplaçant c’est un peu celle d’un finisseur, si on a trois actions, il faut les concrétiser toutes.

Après, j’ai aussi un rôle dans la semaine. Celui d’apporter du sérieux à l’entraînement, d’aider et de pousser mes coéquipiers. Mon rôle est aussi de montrer que je suis présent, que ce n’est pas parce que j’ai beaucoup joué avant et que je joue moins maintenant que j’abandonne. Je saisirai l’opportunité si elle se présente.

Tu restes tout de même un exemple pour la jeune génération…

C’est pour cela que c’est important de s’entraîner autant, de rester enthousiaste, de garder la joie de vivre.  

Comment vois-tu ton avenir ?

J’ai de bonnes sensations sur le terrain mais je sais qu’il ne me reste pas de longues années devant moi. Si je dois continuer, ce sera certainement ailleurs puisque mon contrat se termine cette année au Stade.
Puis, pour l’après carrière, j’espère garder un pied dans le rugby, peut être en entraînant des jeunes.