Toulouse chute Paris

Samedi 22 mars 2008
Toulouse chute  Paris
A Saint Denis (Stade de France) - Stade français bat Stade Toulousain 29 à 0 (mi-temps : 22-0)
Temps frais et pluvieux; pelouse grasse; 80.000 spectateurs environ; arbitrage de M. Maciello.
Pour le Stade français : 3 essais de Blin (12), Arias (40), Bastareaud (57); 2 pénalités d'Hernandez (18, 28); 1 transformation d'Hernandez (57); 1 drop d'Hernandez (3).
Stade français : Jeanjean - Arias, Bastareaud, Bousses, Saubade - (o) Hernandez, (m) Fillol - Parisse, Martin, Taylor - Milton, Marchois - Marconnet, Blin, Roncero (cap.)
Stade Toulousain : Médard ; Donguy (puis Mermoz, 56), Kunavore, Ahoetailoa (puis Mazières, 71), Swanepoel ; (o) Courrent (puis Bélie, 60), (m) Bézy ; Nyanga (puis Raynaud, 72), Maka, Bouilhou (cap) ; Millo-Chluski (puis Ledevedec, 59), Lamboley ; Poux (puis Clément, 66), Servat (puis Lacombe, 57), Perugini.

Le Stade Toulousain a enregistré sa troisième défaite de la saison à l'occasion de la 15ème journée du Top 14. Battus logiquement par le Stade français, les Rouge et Noir n'ont jamais pu croire en leurs chances face au champion de France en titre, au terme d'une rencontre qui, on le sait, ne constituait pas une priorité absolue pour les Toulousains. Il n'en est pas de même, en revanche, pour la venue de Biarritz au Stadium, vendredi prochain.
Malgré les absences, Guy Novès enregistrait deux retours pour ce déplacement à Saint Denis. Courrent et Millo Chluski, privés de compétition depuis quelques semaines, étaient aptes et débutaient. Une bonne nouvelle, assurément, à quinze jours du quart de finale de H Cup. Dans une composition d'équipe assez inédite, on relevait principalement les premières titularisations de Bertus Swanepoel, à l'aile, et du jeune Nicolas Bézy à la mêlée.

 

Domination parisienne, essai de Blin

 

Le début de match était clairement dominé par une équipe parisienne qui prenait d'assaut les 22 mètres toulousains. Certes, la défense rouge et noir contenait les offensives répétées de l'équipe adverse, mais celle-ci, qui avait la main sur le ballon, ouvrait logiquement le score grâce à un drop d'Hernandez. La suite n'allait pas être plus heureuse, avec un essai refusé par la vidéo à Arias, suite à une superbe passe au pied d'Hernandez dans le dos de la défense. Toulouse avait eu chaud.
L'emprise des locaux ne se démentait pas par la suite: après que Jeanjean eut été rattrapé à un mètre de l'en-but, le ballon sortait et après plusieurs charges infructueuses, Blin prenait le trou et inscrivait le premier essai de la partie. Le Stade Toulousain était mené 0-8, sans avoir réussi jusque-là à se montrer dangereux.
Les coéquipiers du capitaine Bouilhou tentaient bien de réagir par la suite, et obtenaient une touche en leur faveur dans les quinze mètres franciliens. Hélas, le ballon était perdu sur le lancer, et Toulouse perdait une bonne occasion de s'approcher un peu plus de l'en-but parisien. Dans la foulée ou presque, un mauvais geste toulousain était sanctionné par M. Maciello, ce qui donnait l'occasion à Hernandez de corser un peu plus l'addition (11-0).
Sans beaucoup de rythme, la partie se poursuivait , toujours marquée par une domination parisienne. Toulouse, toutefois, parvenait parfois à se procurer quelques opportunités, mais celles-ci étaient gâchées par des maladresses. A la 20ème minute, il s'en fallait d'ailleurs d'un rien pour qu'une passe sautée de Swanepoel ne soit interceptée par Arias. Ce dernier commettait un en-avant, sans lequel l'essai semblait imparable.
Peu avant la demi-heure de jeu, le score passait à 14-0, après une nouvelle pénalité d'Hernandez suite à une faute de Millo-Chlsuki sur un regroupement. Les Toulousains, acculés dans leur camp, se montraient en outre trop approximatifs dans le jeu au pied (drop totalement raté par Courrent, dégagement manqué par Médard, touche non trouvée sur pénalité...) pour se donner de l'air.
A la 38ème, Hernandez ajoutait une pénalité, et on pouvait se dire que Toulouse s'en sortait bien, car cela sanctionnait seulement de trois points une action où les locaux, à maintes reprises, avaient été à deux doigts de franchir le rideau défensif rouge et noir. Mais à force d'être dominés, les Toulousains craquaient finalement juste avant la pause, après un nouveau coup de pied intelligent d'Hernandez dans le dos de la défense. Cette fois, contrairement au début de rencontre, Arias ne mettait pas le pied en touche et aplatissait. A 22-0, l'affaire était évidemment plus que mal engagée.

 

Les débats s'équilibrent

 
Rien ne changeait dans les premières minutes de la seconde mi-temps. Paris dominait et se créait des occasions d'essai, alors que Toulouse, décidément, se montrait trop maladroit quand il récupérait le ballon. A la 50ème minute, les visiteurs se montraient enfin dangereux : une pénal'touche à cinq mètres était bien négociée et les charges se multipliaient, sans parvenir à créer de brèches dans l'arrière-garde stadiste. Pour la première fois, les hommes de Novès s'installaient de manière durable dans les 22 parisiens et parvenaient à exercer une pression importante. La longue séquence se terminait malheureusement par un en-avant.
Paris, de son côté, allait au contraire scorer sur sa prochaine offensive. Bastareaud marquait de près et donnait à ce moment-là le bonus offensif à son équipe.  La défense toulousaine, certes, avait craqué une troisième fois, mais il fallait souligner que les débats avaient tendance à s'équilibrer. On pouvait regretter d'autant plus le nombre important de ballons perdus en touche, qui venait s'ajouter aux pertes de balles non provoquées dans le jeu.
En dépit des nombreux changements opérés par les entraîneurs et les entrées en jeu de très jeunes joueurs, le Stade continuait de tenir la dragée haute au champion de France. Certes, à l'exception de quelques relances de Médard, on n'assistait pas à de grandes envolées, mais l'hémorragie avait été stoppée. Le score n'allait d'ailleurs plus évoluer. Malgré leurs efforts, les Rouge et Noir n'avaient pu inscrire le moindre point alors que le Stade français remportait une victoire méritée.