Stade-Montauban, un an avant

Jeudi 26 février 2009
Stade-Montauban, un an avant

Le résumé en vidéo


La feuille de match

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Montauban 28 à 6 (mi-temps : 6-6)
Temps agréable ; 18.870 spectateurs environ ; belle pelouse ; arbitrage de M. Darrière (Côte Basque-Landes)
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Swanepoel (42), Heymans (58), Jauzion (80) ; 3 pénalités d' Elissalde (11, 38, 48); 2 transformation d'Elissalde (58) et Jauzion (80).
Pour Montauban : 2 pénalités de Fortassin (21, 36).
Stade Toulousain : Heymans ; Swanepoel, Fritz (puis Kunavore, 33-40), Jauzion, Donguy ; (o) Elissalde (puis Kunavore, 66), (m) Courrent ; Dusautoir (puis Pelous, 66), Sowerby (puis Maka, 63), Bouilhou (cap, puis Nyanga, 63) ; Millo-Chluski, Lamboley ; Hasan (puis Perugini, 33), Servat (puis Basualdo, 50), Human (puis Hasan, 62).
Carton jaune : Bouilhou (54)
Montauban : Dalla Riva ; Audrin, Viard, Avramovic, Cassin ; (o) Fortassin, (m) Mitu ; Diarra, Raynaud (cap), Caballero ; Ghezal, Rolland ; Sa, Traversa, Del Boulbes.
Cartons jaunes : Lemoine (54), Sa (73).


Le compte rendu

A une semaine de la finale de la H Cup, qui oppose le Stade au Munster, les Toulousains ont bien préparé cette échéance capitale en battant Montauban à Ernest Wallon. La composition d'équipe retenue par le staff résumait d'ailleurs un double objectif : préserver d'une part certains habituels titulaires à une semaine du sommet européen, mais aussi procéder dans certains secteurs à une répétition générale pour peaufiner les réglages.

La partie débutait sur interminable séquence montalbanaise, longue de plus de deux minutes. La défense stadiste, bien en place, avançait à chaque impact et contraignait finalement son adversaire à tenter un drop, qui passait à gauche des poteaux. Ce n'était pas pour autant un feu de paille, car par la suite, les visiteurs continuaient leur mainmise sur les débats. Et s'ils ne parvenaient pas à se montrer dangereux, les Toulousains, après sept minutes de jeu, n'avaient eu que des miettes à jouer.

La première offensive stadiste, pourtant, allait se révéler payante. Après avoir maintes fois balayé le terrain dans sa largeur, les Rouge et Noir passaient par le sol, avec une charge tonitruante de Millo. Montauban se mettait à la faute et Elissalde, de trente mètres face aux barres, ouvrait la marque.
La partie se poursuivait sur un rythme pas très emballant, et le Stade, décidément pas très à son aise dans ce premier quart de partie, multipliait les petites maladresses.

Toulouse, jusque là, n'y était pas. Une pénalité totalement manquée par Elissalde venait confirmer cette impression, alors que la demi-heure de jeu était dépassée. Fortassin, de son côté, se montrait plus efficace et donnait pour la première fois l'avantage à son équipe (6-3, 36ème). Cela ne durait pas longtemps, car Elissalde, deux minutes plus tard, égalisait... Le score en restait là et les deux formations quittaient le terrain dos à dos. Incontestablement, les hommes de Novès allaient devoir passer la vitesse supérieure pour éviter toute mauvaise surprise.

Les Toulousains avaient sans doute entendu parler du pays durant la pause, car leur entame de deuxième acte était tonitruante. Sur une attaque amorcée par une charge de Dusautoir, le jeu se déployait au large et se terminait pas un échange de passes entre Human, Heymans et Swanepoel. Ce dernier, en bout de ligne, jouait de sa puissance pour marquer en force.

Désormais clairement dominateurs, les coéquipiers de Jean Bouilhou (qui écopait d'un carton jaune à la 54ème pour une altercation avec le pilier Lemoine, également sanctionné) repartaient de plus belle et marquaient un nouvel essai... lui aussi annulé pour un en-avant préalable.
Le coup suivant allait être le bon : bien servi par une croisée de Swanepoel, Heymans réalisait un petit slalom dans les 22 montalbanais pour aplatir entre les barres. Elissalde transformait, et le Stade prenait le large (21-6, 57ème).

Maintes fois pénalisés sur des mêlées à cinq mètres, les visiteurs souffraient terriblement en fin de rencontre. Sa écopait d'un carton jaune pour fautes répétées, et les mêlées étaient désormais simulées. La situation tournait au surréaliste : les Toulousains campaient depuis u bon quart d'heure dans les cinq mètres adverses, sans parvenir à trouver la faille. Sous un déluge, Toulouse marquait à l'ultime seconde l'essai du bonus, grâce à Jauzion, au terme d'un contre confus mené par Courrent.


Les photos de la rencontre