Sowerby : « Le travail n'est pas terminé »

Mardi 29 avril 2008
Sowerby : « Le travail n'est pas terminé »


Shaun, quelles sont tes impressions après cette qualification pour la finale de la H Cup ?
C'est d'autant plus satisfaisant que le chemin pour y arriver n'a pas été de tout repos. La demi-finale a été difficile, et notre parcours en poule n'a pas non plus été aisé avec des équipes du calibre de Leicester ou du Leinster. C'est l'objectif d'un club comme Toulouse de parvenir à ce genre de performance, mais si on est contents aujourd'hui, mais nous avons également conscience que le travail n'est pas terminé.
Les London Irish sont une formidable équipe, très complète, performante dans tous les secteurs du jeu et sans véritable point faible. Il nous a fallu une condition physique irréprochable pour pouvoir nous en sortir, et également un peu de chance, car les dernières minutes ont été très éprouvantes : nous nous sommes accrochés de toutes nos forces, et c'est passé.
Quand on est à ce stade de la compétition, on espère évidemment se qualifier, mais personne au Stade Toulousain ne voulait pas passer à côté d'une telle opportunité.

Quelles ont été les clés de la rencontre ?
Avant tout, Toulouse a l'habitude de ce genre de rendez-vous. Le club avait déjà disputé un grand nombre de demi-finales, et jouera dans un mois sa cinquième finale. L'équipe est de plus composée de nombreux internationaux, qui savent gérer ce genre d'échéance. L'encadrement, également, sait comment préparer ces matchs particuliers. C'est un élément important.
Ensuite, l'un des moments clés de la partie s'est situé avant la mi-temps, quand nous parvenons à marquer deux fois alors que nous étions menés au score. Au retour des vestiaires, nous encaissons à notre tour un essai, mais nous réagissons très vite en scorant deux pénalités et en remettant du coup immédiatement la pression sur notre adversaire.

A Cardiff, ce sera ta deuxième finale européenne. Quel souvenir gardes-tu de la première ?
C'était avec le Stade français, précisément contre Toulouse. Ce dont je me souviens avant tout, c'est qu'il s'agit sans aucun doute de la rencontre la plus épuisante de ma carrière, avec beaucoup de rythme, une forte chaleur et des prolongations. Evidemment, à titre personnel, les choses avaient finalement mal tourné et c'est quelque chose qu'il n'est pas agréable de se remémorer. Mais maintenant, une nouvelle chance s'offre à moi. Ce sera face au Munster, ce qui constitue un gros challenge. Nous avons un mois pour nous préparer, et nous espérons récupérer quelques joueurs d'ici là.
Vous me dites que quelque part, on attend toujours un club comme le Stade en finale, mais encore une fois, au vu de la difficulté de notre parcours, nous sommes très satisfaits d'y être arrivés.