Pelous : « Ce serait frustrant de s'arrêter là »

Mercredi 18 juin 2008
Pelous : « Ce serait frustrant de s'arrêter là »


Fabien, que t'inspires la future demi-finale ?
(Il sourit). On a une demi-finale à jouer. Hé bien, on va la jouer. Le Stade français est allé faire un résultat à Perpignan, sans doute pour terminer troisième et jouer contre nous en demi-finale. On sera là. Vous me dites que Paris est une équipe qui nous embête en phase finale, mais je suis tenté de vous répondre qu'il n'y a pas qu'en phase finale que c'est le cas !
Vous savez, les statistiques sont ce qu'elles sont, et honnêtement, on n'aborde pas la demi-finale en y pensant. On ne se dit pas par exemple "ils ont gagné les deux dernières fois, donc logiquement c'est notre tour, ou au contraire jamais deux sans trois"... 
On connaît Paris et on sait que les matchs face à cette équipe sont toujours âpres, difficiles et que le combat tient un rôle prépondérant. Le rendez-vous de samedi ne fera pas exception.

Quel est le but de ce stage dans les Landes ?
C'est pour passer un peu de temps ensemble, pour recentrer les choses sur le sportif. Cela nous aidera à nous concentrer sur l'événement. C'est une saison qui a été très longue, et très difficile car il a fallu enchaîner plein de choses, jouer avec des équipes différentes, parfois envoyer les Espoirs par la force des choses... Voilà, ça a été assez compliqué, et c'est un bon moyen pour recentrer tout le monde sur l'objectif principal de cette fin de saison.

La finale européenne peut-elle être un moyen de motivation supplémentaire ou est-elle oubliée ?
On ne peut pas l'oublier : on vivra avec. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de se motiver par rapport à la défaite face au Munster. Aller chercher une finale est en soi quelque chose d'assez motivant. Encore une fois, la saison est longue, je pense sincèrement qu'elle a été belle en ce qui nous concerne, et ce serait vraiment dommage de passer à côté de la demi-finale alors que dans l'ensemble, on a été assez performants sur l'ensemble de la saison. Et même très performants. Ce serait très frustrant de s'arrêter là, car cela ne reflèterait pas le niveau de performance que nous avons eu.

Vous êtes désormais l'un des seuls de l'effectif à avoir soulevé le Brennus ?
Vous essayez de mettre la pression ? (Il rit). Non, franchement, on n'a pas de pression par rapport à cela. S'il y a pression, c'est dans la nécessité de bien préparer ce match et de mettre les choses en place pour nous donner le maximum de chances de battre cette équipe parisienne. Les titres ne sont que les conséquences de choses bien faites sur le terrain, et c'est ce que nous, joueurs, nous nous attachons à faire.