L'esprit vers les demi-finales

Mardi 5 mai 2009
L'esprit vers les demi-finales

 

C'est sous un soleil conséquent que mardi, les joueurs toulousains ont accompli la première de leurs deux séances du jour. Pas de rugby à proprement parler au programme, mais des exercices ballons en main plutôt destinés à travailler le physique. Depuis leur dernière sortie contre Bourgoin, les Stadistes ont eu droit à des séances studieuses, destinées à se remettre la tête à l'endroit après des dernières prestations décevantes.

" C'est évident qu'on n'y est pas tout à fait en ce moment, à commencer par l'engagement que l'on peut mettre sur le terrain. Et tant qu'on ne règlera pas ça, ce sera difficile d'être performant ", analyse Fabien Pelous, qui a toujours privilégié les notions de combat et de duels dans son approche du jeu.
"On manque un peu de tout depuis le quart de finale de Coupe d'Europe : de concentration, de déplacement, d'implication", renchérit pour sa part Yannick Jauzion. "On n'est pas concernés comme nous le devrions, et ces derniers matchs sont une sonnette d'alarme".

Derrière une conquête performante, le talon d'Achille toulousain réside dans son incapacité temporaire à convertir au score des temps forts importants. "C'est frustrant, parce qu'on travaille bien pendant la semaine, et on n'arrive pas à reproduire cela en match", regrette Maxime Médard, que les chiffres ne viennent pas contredire.
Que ce soit contre Cardiff, Toulon et Bourgoin, l'occupation et la possession ont été nettement à l'avantage des Rouge et Noir : respectivement 54, 51 et 55% pour l'occupation, et 53, 60 et 51% pour la possession. C'est peu dire, dans ces conditions, que le bilan de un essai marqué sur ces trois derniers matchs ne constitue pas une juste récompense de la domination toulousaine.

"On a souvent le ballon, on perce grâce à de beaux temps de jeu, mais on n'arrive pas à concrétiser. On a perdu ce petit "truc" qui faisait notre force en début de saison. Il n'y a pas lieu d'être inquiets, mais pour retrouver cette réussite, il n'y a qu'une chose à faire : travailler", consent  Grégory Lamboley, qui devrait effectuer son retour dans le groupe samedi face à Bayonne. "Il y a un manque de concentration au moment de la dernière passe qui nous a pénalisé, même si à la vidéo, on a pu retirer malgré tout de bonnes choses. Je ne sais pas si on peut parler d'un manque d'investissement. Le problème est plutôt que l'on s'investit individuellement, un par un, et non collectivement ", conclut le plus polyvalent des Toulousains.

Une chose est sûre, ce manque de réussite n'a pas entamé le moral des joueurs, bien conscients que c'est dans quatre semaines que se situe la véritable prochaine échéance du club. "Il n'y a pas lieu d'être inquiet", confirme avec conviction Maxime Médard. Greg Lamboley ne dit pas autre chose, mais rappelle tout de même : "Un mois, ça peut paraître long, mais c'est aussi très court. Et ce n'est pas uniquement en bossant la semaine qui précède la demi-finale que l'on passera. Il faut s'y mettre dès maintenant".
A voir les joueurs suer sang et eau sur les terrains d'entraînement des Sept Deniers, le message, à n'en pas douter, est passé.