Compte rendu

Match Stade Toulousain / US Oyonnax

Les Toulousains se sont imposés face à Oyonnax (20-19), samedi à Ernest Wallon, à l'occasion de la première journée du Top 14.

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat US Oyonnax 20 à 19 (mi-temps : 11-13)
Beau temps ; belle pelouse ; 14.000 spectateurs environ. Arbitrage de M. Chalon (Limousin).
Pour le Stade Toulousain : 1 essais de Flood (12) ; 5 pénalités de Flood (20, 34, 48, 62, 77).
Pour Oyonnax : 1 essai de Tonga'Uiha (31) ; 4 pénalités de Urdapilleta (24, 40, 59, 67) ; 1 transformation de Urdapilleta (31).
Stade Toulousain : Palisson (puis Huget, 45) ; Clerc, David (puis Fickou, 41), Poitrenaud, Matanavou ; (o) Flood, (m) Vermaak (puis Doussain, 70) ; Harinordoquy, Tekori (puis Lamboley, 59), Camara (puis Nyanga, 13) ; Albacete (cap), Millo ; Tialata (puis Johnston, 41), Baille (puis Tolofua, 48), Kakovin.
Carton jaune : Nyanga (24)
Oyonnax : Denos (cap) ; Codjo, Boussès, Hansell, Donguy ; (o) Urdapilleta, (m) Figuerola ; Faasavalu, Maafu, Wannenburg ; Lagrange, Lassalle ; Du Preez, Jenneker, Tonga'Uiha.
Carton jaune : Lassalle (17)

Le Stade n'a pas manqué ses débuts dans le Top 14 et s'est logiquement imposé à Ernest Wallon, face à Oyonnax, lors de la rencontre inaugurale. Alors que l'équipe, inévitablement, est encore loin d'être au point et que plusieurs blessures sont malheureusement à déplorer, il va falloir se contenter de cette entrée en matière, en sachant que la venue de Castres, dans moins d'une semaine aux Sept Deniers, pourrait s'avérer autrement plus ardue.

 

Flood fait le boulot
 

Le début de match, un peu brouillon, était cependant à l'avantage des Toulousains, dont la domination était incontestable. Dès la 4ème minute, les Stadistes bénéficiaient d'une pénalité, mais Flood, malchanceux, trouvait le poteau. Mais le demi d'ouverture se rattrapait magistralement, en se trouvant à la conclusion d'une belle séquence, où s'illustraient tour à tour David, Tekori et Vermaak.
On jouait depuis 12 minutes, et l'international anglais s'illustrait de la plus belle des façons pour sa grande première sous ses nouvelles couleurs.

En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, le Stade osait une action de 60 mètres, initiée par Camara, qui trouvait en relais David, lequel perçait de façon impressionnante. Le ballon parvenait in fine jusqu'à Palisson, qui ne pouvait aller en terre promise, un joueur adverse s'intercalant entre le cuir et l'en-but.

Il n'y avait plus, désormais, qu'une seule équipe sur le terrain, et les locaux campaient dans les 22 adverses depuis de nombreuses minutes. L'USO se retrouvait d'ailleurs en infériorité numérique suite à un acte d'antijeu, mais malgré cela et une superbe course de Poitrenaud, aucun autre essai n'était marqué. Seul Flood, sur pénalité, permettait de creuser l'écart (20ème).

Totalement inoffensifs jusque-là, les visiteurs se réveillaient enfin par la suite, et c'était un petit miracle, en l'occurrence une défense acharnée de la part des Toulousains, pour que les multiples charges des joueurs de Christophe Urios n'aillent pas à dame. Mais sur l'action, Nyanga écopait à son tour d'un carton jaune, et laissait ses coéquipiers à quatorze, alors qu'Urdapilleta en profitait, sur pénalité, pour débloquer le compteur des siens (8-3, 24ème).

Cette action marquait le début d'un coup de moins bien manifeste pour les Haut-Garonnais : désormais, la possession était rhodanienne, et l'essentiel du jeu se déroulait dans les quarante mètres stadistes. En danger, les Stadistes finissaient par encaisser un essai, logique, et se trouvaient désormais menés au score (8-10, 31ème).

En difficulté, les hommes de Novès réagissaient cependant, et reprenaient l'avantage, suite à une pénalité de Flood, consécutive à une incursion durable dans la moitié de terrain adverse et une faute sur David, très présent depuis le coup d'envoi.
La première période s'achevait sur un nouveau temps fort oyonnaxien, mais si le Stade tenait bon dans un premier temps, il finissait par encaisser une nouvelle pénalité. La pause était atteinte sur le score de 11-13, et tout restait à faire...
 

Un chassé-croisé angoissant
 

Le Stade était mis d'entrée sous pression dans les premières minutes du deuxième acte, et il fallait un sauvetage in extremis de Vincent Clerc, suite à un ballon à suivre dans le dos de la défense, pour ne pas subir un coup de Trafalgar.

Tout cela était quelque peu inquiétant, mais peu à peu, les Rouge et Noir se remettaient dans le sens de la marche. Huget, à peine entré en jeu, se signalait, et Matanavou faisait parler ses cannes pour semer le trouble dans la défense adverse. En découlait une pénalité, réussie par Flood, et Toulouse reprenait le score (14-13, 48ème).

Mais ce petit point d'avance, évidemment, ne constituait pas une assurance tous risques, d'autant plus que le Stade, toujours approximatif, rendait trop de munitions à l'adversaire. Dans l'ensemble, les débats étaient assez équilibrés, mais on ne pouvait s'empêcher de relever qu'en cas de moindre drop ou pénalité réussi par l'USO, cette dernière repassait devant. Une pensée d'autant plus légitime qu'avant l'heure d ejeu, les Stadistes avaient la fâcheuse habitude de multiplier les fautes.

Mais hélas, cette crainte se matérialisait à la 59ème, avec une faute cette fois exploitable par Urdapilleta. Le numéro 10 ne se faisait pas prier, et face aux barres, dans les 22, il redonnait l'avantage à sa formation (16-14).
Le chassé-croisé se poursuivait, car moins de 120 secondes plus tard, Flood passait à son tour un coup de pied. L'issue de la rencontre, on le pressentait, ne tenait qu'à un fil.

Urdapilleta, à la 65ème, voyait son drop passer à droite des poteaux, et Toulouse gardait la main. Mais les joueurs de la ville rose ne parvenaient pas à investir durablement le camp opposé, et restaient du coup sous une menace évidente. A la 67ème, suite à une faute sur un ruck, Urdapilleta ajoutait trois points à son escarcelle.

Il ne restait plus que dix minutes à jouer, et le Stade était mené de deux points. Les premières munitions, en l'occurrence une touche dans les 22 oyonnaxiens, étaient perdues, mais un contre sur une autre touche redonnait une possession... Toulouse finissait par obtenir une pénalité, très délicate, en coin sur la ligne des 22, et Flood, pour la deuxième fois de la partie, trouvait le poteau...

Mais dans la foulée, le Stade obtenait une nouvelle pénalité, cette fois plus jouable, et Flood marquait ! Il restait trois minutes, et les Rouge et Noir menaient, d'un tout petit point. Heureusement, le score en restait là, et Toulouse avait eu très chaud.
 

 

Photos du match