Compte rendu

Match

Les Toulousains se sont imposés à Trévise (33-21, sans bonus offensif) lors de la deuxième journée de la Coupe d'Europe, après avoir été menés à la pause.

A Trévise (Monigo) - Stade Toulousain bat Trévise 33 à 21 (mi-temps : 9-18 )
Temps agréable ; belle pelouse  ; Arbitrage de M. Hodges (Pays de Galles).
Pour Trévise : 7 pénalités de Burton (2, 10, 12, 14, 24, 33, 47).
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de pénalité (53), Picamoles (59), Clerc (64) ; 4 pénalités de McAlister (7, 20, 30, 44,) ; 3 transformations de McAlister (53, 59, 64).
Trévise :  McLean ;  Toniolatti, Benvenuti, Sgarbi,  Iannone ; (o) Burton, (m) Botes ; Barbieri, Zanni,  Vosawai ;  Minto,  Pavanello (cap) ; Cittadini, Ghiraldini, Rizzo.
Carton jaune : Barbieri (49)
Stade Toulousain : Huget ; Clerc, Fritz, Fickou, Matanavou (puis Poitrenaud, 42) ; (o) McAlister, (m) Doussain ; Dusautoir (puis Lamboley, 60), Picamoles (puis Burgess, 64), Bouilhou ; Albacete, Millo-Chluski (puis Maestri, 42) ; Montès (puis Johnston, 42, Tolofua (puis Botha, 42), Poux (puis Steenkamp, 42, puis Poux, 70).
Cartons jaunes : Tolofua (42), Clerc (47)
Carton rouge : Tolofua (75)

Pour Toulouse, qui n'avait pas fréquenté un club italien en H Cup depuis des années, ce déplacement au champêtre stade Monigo ressemblait sur le papier à un possible traquenard. Le piège a finalement été évité, mais cela n'a pas été sans mal, ce qui sonne comme un doux euphémisme devant la tournure des événements. La première période, notamment, a viré au cauchemar absolu et il a fallu que les Rouge et Noir cravachent ferme pour repartir avec les quatre points de la victoire. 
 

Burton creuse l'écart

Cela n'était pas vraiment attendu, mais c'est Trévise qui monopolisait le ballon dans les premiers instants de la partie. Assez logiquement, les locaux obtenaient une pénalité, et Burton, sans difficulté, ouvrait le score. La physionomie de la partie ne changeait pas par la suite, et le Stade n'avait pas un seul ballon d'attaque à se mettre sous la dent. Un échange de pénalités plus tard, la formation italienne menait 6-3, et il n'y avait rien à redire.

Rien ne changeait, malheureusement, dans les minutes suivantes. Les approximations se succédaient, à l'image d'un en-avant d'Huget dans ses 22, qui donnait une mêlée italienne, sur laquelle une pénalité était obtenue. Burton, avec une apparente décontraction, faisait passer la marque à 9-3. De toute évidence, le Stade n'y était pas.

Une pénalité plus tard, le score passait à 12-3, et il y avait de quoi se poser des questions. Une percée de quarante mètres de Fickou, cependant, symbolisait un premier sursaut. Les Toulousains tentaient ensuite de dynamiser au maximim et prenaient de vitesse la défense italienne. McAlister, sur pénalité, réduisait l'écart, et il était temps, enfin, de lancer la machine.

Mais cela n'allait pas se réaliser, bien au contraire. Non seulement Burton ajoutait trois nouveaux points, mais Toulouse rendait le ballon à son adversaire sur quasiment chacune de ses offensives. Le Stade n'avait toujours pas eu une seule opportunité réelle de marquer un essai, et quand cela devenait chaud, à l'image d'une jolie percée d'Huget mais dont la passe à destination de Clerc n'était pas assurée, une maladresse rendait les efforts caduques.

Après une pénalité de McAlister, à la demi-heure de jeu, Doussain commettait un en-avant sur le renvoi. Petite faute, mais grosse conséquence : car sur la mêlée consécutive, alors que Toulouse semblait prendre le dessus, M. Hodges sifflait pour Trévise et donnait un carton à Tolofua. Alors que le score était maintenant de 18-9, le Stade était réduit à quatorze.

Malgré une belle séquence dans les dernières minutes en faveur des Stadistes, le score n'allait plus évoluer jusqu'à la pause. Trévise menait 18-9, et ceux qui avaient pronostiqué un traquenard en terre italienne ne s'étaient pas trompés au vu du premier acte.
 

Johnston-Steenkamp, entrées gagnantes

Si McAlister passait une pénalité en début de deuxième période, les affaires ne s'arrangeaient pourtant pas. Sur une contre-attaque italienne, Clerc se mettait à la faute et recevait à son tour un carton jaune. On ne pouvait pas s'empêcher de trouver M. Hodges particulièrement sévère avec les Toulousains sur ce coup-là.

Dans la foulée, Barbieri était exclu temporairement, mais McAlister trouvait le poteau sur la pénalité. On jouait depuis cinquante minutes, et il y avait 21-12 pour Trévise.
Depuis quelques minutes, Toulouse parvenait à inverser la tendance et s'installait dans le camp italien. En mêlée, les entrées de Johnston et Steenkamp étaient bénéfiques, et les visiteurs récupéraient des ballons via ce secteur. Mieux encore : sur une mêlée à cinq mètres, le pack toulousain emportait tout sur son passage et M. Hodges sifflait un essai de pénalité. Les hommes de Novès revenaient à deux points (19-21).

Incontestablement, les mouches avaient changé d'âne. Bien aidé par une bonne mêlée, Picamoles s'échappait dans les 22, résistait à plusieurs plaquages et aplatissait. Toulouse menait 26-21, et bientôt 33-21, grâce à Clerc, qui exploitait un très joli ballon par dessus la défense de McAlister. Totalement à la dérive, Trévise ne semblait plus capable d'inverser la tendance. Quant au Stade, il pouvait maintenant prétendre au bonus offensif, hypothèse totalement farfelue quelques minutes plus tôt.

Le temps défilait, et si la supériorité toulousaine en mêlée ne se démentait pas, l'emprise qui découlait de cette supériorité ne lui permettait pas d'nscrire un quatrième essai. Les opportunités se multipliaient pas, mais quelques approximations, associées à la vaillance italienne en défense, ruinaient les efforts rouge et noir.

A cinq minutes du coup de sifflet final, Tolofua, coupable d'un plaquage cathédrale, écopait d'un deuxième carton jaune et quittait définitivement l'aire de jeu. Voilà qui mettait un terme définitif aux espoirs toulousains d'empocher le bonus offensif. il fallait se contenter d'une victoire à quatre points...