Compte rendu

Match Grenoble / Stade Toulousain

Les Toulousains ont été battus à Grenoble (6-15) lors de la 13ème journée du Top 14.

A Grenoble (Stade des Alpes) - Grenoble bat Stade Toulousain 15 à 6 (mi-temps : 9-6 )
Temps frais ; 20.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Lafon (Lyon).
Pour Grenoble : 5 pénalités de Courrent (9, 16, 40, 43, 68).
Pour le Stade Toulousain : 3 pénalités de Bézy (11, 27, 45).
Grenoble : Gengenbacher - L.Dupont, Jaouher, Hunt, Waqaseduadua - (o) Stewart, (m) Courrent - Vanderglas, Faure, Best - Farley, Beukes - Edwards, Bouchet, Mutapcic
Stade Toulousain : Huget - Médard, David (puis Jauzion, 71), Fickou, Clerc - (o) Doussain, (m) S.Bézy (puis Burgess, 63) - Dusautoir, Galan (puis Picamoles, 50), Nyanga (puis Nicolas, 62) - Albacete, Millo Chluski (puis Maestri, 50)- Johnston (puis Mntès, 66), Servat (puis Botha, 68), Steenkamp (puis Kakovin, 50).

Une semaine après une problématique défaite face aux Ospreys en Coupe d'Europe, le Stade n'a pas renoué avec le succès à l'occasion de la treizième journée du Top 14 - la dernière de la phase aller. Contre une équipe qui restait sur une impressionnante série de 22 succès de rang sur ses terres, la défaite n'est pas honteuse, loin s'en faut. Mais les Rouge et Noir ont payé au prix fort une domination stérile lors de la seconde moitié du match, et quittent l'Isère bredouilles, mais pas sans regrets.

 

Bézy réplique à Courrent


Le début de partie était plutôt à l'avantage des Toulousains, qui dominaient territorialement. Une percée de David, relayée par Fickou, constituait un premier danger, même si cela n'aboutissait pas. L'ouverture du score par Courrent, suite à une faute au sol de Nyanga, était dès lors un peu contre le cours du jeu, mais Sébastien Bézy, titulaire à la mêlée, répliquait dans la foulée.

Mais la première réelle occasion d'essai était en faveur des locaux, suite à une chandelle mal réceptionnée par Huget. Heureusement, Clerc jouait les pompiers de service et éloignait le danger, avant de rééditer quelques instants plus tard, suite à un coup de pied à suivre de Courrent. Incontestablement, le FCG connaissait un temps fort, et après un maul conquérant, Millo se mettait à la faute. Courrent doublait la mise, sans difficulté (6-3, 16ème).

Globalement, les hommes de Novès ne déméritaient pas, multipliaient les séquences de jeu, mais une petite maladresse venait le plus souvent ruiner les efforts consentis. C'est grâce à un groupe-pénétrant qu'ils obtenaient une pénalité, convertie par Bézy. A la 27ème minute, les deux équipes étaient dos à dos (6-6).

Sans que rien de notable ne soit à signaler, on s'acheminait vers la pause. Courrent connaissait deux échecs au pied, signe, malgré tout, que Grenoble dominait globalement les débats. A la 40ème, une position de hors-jeu était logiquement sanctionnée par M. Lafon. Les Isérois regagnaient les vestiaires avec un court avantage, 9-6, et c'était assez mérité.

 

Une domination stérile


Le début du deuxième acte n'était guère encourageant. Toulouse concédait deux pénalités successives, et si la première était trop lointaine pour être tentée, Courrent faisait mouche sur la seconde. Le FCG menait 12-6, mais le Stade produisait dans la foulée un bel effort, hélas non converti par Bézy, qui connaissait son premier échec de l'après-midi.

Par la suite, c'étaient bien les champions de France qui mettaient la main sur le ballon. Ils progressaient, mais un peu à l'image de ce qui avait été vu lors du premier acte, des petites imprécisions annihilaient leurs efforts. A la 54ème, une belle chandelle de Doussain dans les 22 adverses étaient à deux doigts d'être exploitée par Clerc. Indiscutablement, le danger se rapprochait...

Les minutes passaient, et l'emprise toulousaine ne se démentait pas, même si, paradoxalement, cela ne se traduisait pas par de véritables occasions. Il n'y avait pourtant qu'une seule équipe sur le terrain, mais le tableau d'affichage ne bougeait pas. Comme cela arrive souvent dans de telles circonstances, Grenoble allait profiter de sa première incursion dans le camp toulousain pour scorer, par Courrent. A ce moment-là, le Stade n'avait pas le bonus défensif...

Hélas, malgré quelques éclairs, plus rien n'allait être marqué. En dépit d'une outrageante domination lors de la seconde période, le Stade s'inclinait et repartait bredouille de l'Isère.