Dax-Stade, le 16 novembre 1997

Jeudi 13 mars 2008
Dax-Stade, le 16 novembre 1997

Tenant du titre, le Stade Toulousain dispute sa deuxième Coupe d'Europe lors de la saison 1996-1997. A l'époque où les poules se composaient de cinq équipes mais ne s'affrontaient que sur un seul match, et non pas en aller-retour, les Rouge et Noir sont sortis deuxièmes et devront disputer leur quart de finale à l'extérieur. La terrible défaite face aux Wasps (17-77), qui reste à ce jour la plus importante jamais concédée par le club à l'échelle continentale, est passée par là.
A l'extérieur, donc, mais pas bien loin. C'est Dax, sorti de son groupe en compagnie de Bath, qui attend les coéquipiers de Christophe Deylaud. Dans les rangs landais, on reconnaît des joueurs passés par le club (Mola) ou d'autres qui, s'ils ne le savent pas encore, revêtiront dans un futur plus ou moins proche le maillot stadiste : Fabien Pelous et Jeff Dubois. D'autres noms (Dourthe, Roumat, Magne, Ibanez) illustrent bien la qualité de cette équipe, battue quelques semaines plus tôt  en championnat par la plus petite des marges (14-13), précisément à domicile, par les hommes de Novès.
Ugo Mola se rappelait aux souvenirs de ses anciens coéquipiers : l'ailier inscrivait un doublé sur deux exploits individuels, et son équipe prenait le large (18-3) à la demi-heure de jeu. La réponse toulousaine allait venir du pack, qui, par trois fois sur autant de pénalités jouées à la main, prenait le dessus sur son homologue adverse. L'arbitre, M. Thomas, accordait justement un essai de pénalité et le retard était quasiment comblé à la pause (16-18).
L'US Dax n'allait pas inscrire le moindre point en deuxième période. Pour autant, on n'osera pas écrire que le second acte allait être une promenade de santé pour les Stadistes. En raison d'un réalisme aux abonnés absents, les Haut-garonnais peinaient à prendre le large. On pense à des essais imparables, mais pourtant manqués : passe mal assurée de Castaignède à Ntamack alors que la voie est dégagée, Berty qui oublie Ougier dans un deux contre un d'école ou encore Marfaing repris in extremis par Duberger.
Heureusement, entre temps, le même Marfaing avait permis aux siens de prendre l'avantage. Un avantage, qui, grâce à la nette supériorité toulousaine à l'avant, n'allait pas être contesté. Les Rouge et Noir avaient gagné le droit de défier Leicester en demi-finale.

 

 

A Dax - Stade Toulousain bat Dax 26 à 18 (mi-temps : 16-18)
Temps frais; pelouse grasse; 14.000 spectateurs environ; arbitrage de M. Thomas (Drôme-Ardèche).
Pour Dax : 2 essais de Mola (5, 24); 1 transformation et 2 pénalités (10, 29) de R. Dourthe.
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de pénalisation (36) et Marfaing (52); 4 pénalités de Deylaud (2, 27) et Castaignède (39, 73); 2 transformations de Deylaud et Castaignède.
Dax : R. Dourthe; Mola (puis Duberger, 44), Giordani, Tauzin, Labeyrie; (o) Dubois, (m) Morlaes; Berek, Pelous (puis Dupleich, 50), Magne; Roumat (cap), Béraud (puis Pelous, 50); Laperne, Ibanez (puis Réchou, 69), Gouaillard (puis Rebeyrotte, 62).
Stade Toulousain : Ougier; Ntamack (cap), Marfaing, Castaignède, Berty; (o) Deylaud, (m) Cazalbou; Sonnes (puis Manent, 48), Dispagne, Lacroix; Belot, Miorin; Jordana, Soula, Califano.