Compte rendu

Match USAP / Stade Toulousain

Quelques jours après leur sortie de route européenne, les Toulousains ont été battus lors de la 23ème journée du Top 14 sur le terrain de Perpignan (10-25).
A Perpignan (Aimé Giral) - Perpignan bat Stade Toulousain 25 à 10 (mi-temps : 6-7 )
Temps frais ; belle pelouse  ; Arbitrage de M. Berdos (Armagnac Bigorre).
Pour Perpignan : 1 essai de Michel ; 6 pénalités de Hook (16, 40, 45, 51, 56, 65) ; 1 transformation de Hook (80).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai d'Albacete (35) ; 1 pénalité de Beauxis (68) ; 1 transformation de Doussain (35).
USAP : Michel – Sid, Marty, Mermoz, Plante – (o) Hook, (m) Cazenave – Guiry, Chouly, Le Corvec – Taofifenua, Olibeau – Mas, Geli, Freshwater.
Stade Toulousain : Poitrenaud – Imperial, David (puis Fritz, 63), Jauzion, Donguy – (o) Doussain (puis Beauxis, 53), (m) Burgess (puis Vergallo, 69) – Nicolas, Galan (puis Dusautoir, 56), Nyanga – Albacete, Lamboley (puis Maestri, 65)– Montes (puis Johnston, 41), Tolofua (puis Servat, 41, puis Tolofua, 43), Poux (puis Human, 41).
Carton jaune : Tolofua (56)

Une semaine après avoir été éliminé en quart de finale de la Coupe d'Europe, le Stade a chuté pour la deuxième fois consécutive. Les Rouge et Noir ont en effet été battus sur le terrain de Perpignan lors de la 23ème journée du Top 14, ce qui ne remet absolument pas en cause leur qualification directe pour les demi-finales de la compétition. Mais ce déplacement en terre catalane, face à un adversaire qui jouait sa survie dans l'élite, arrivait sans doute un peu tôt après la désillusion écossaise.

 

Albacete donne l'avantage

Le début de rencontre était assez équilibré, même si le Stade, acculé dans ses 22 sur sa première possession, éprouvait des difficultés pour se dégager. On ne pouvait pas dire que le collectif rouge et noir transpirait la plus grande des sérénités lors de cette entame, à l'image d'une première touche perdue, mais globalement, les visiteurs tenaient le choc.

La première véritable occasion était toutefois en faveur des champions de France, avec deux jolies percées successives de Burgess et Galan. Ce dernier était repris dans les 22 adverses, et M. Berdos signalait un hors-jeu usapiste. Hélas, Doussain manquait de peu son coup de pied et le score restait à 0-0. Quelques instants plus tard, Hook, bien malgré lui, rendait la politesse : on jouait depuis dix minutes, et aucun point n'avait été marqué.

Mais plus les minutes défilaient, plus la possession était en faveur des Catalans. Ces derniers finissaient par obtenir une pénalité face aux barres, logiquement réussie par Hook. Par la suite, Toulouse réagissait, mais perdait des munitions intéressantes par maladresse, à l'image de deux ballons rendus successivement sur des touches.

La partie, sans beaucoup de rythme, se poursuivait avec une légère domination des locaux, même si aucune occasion n'était à signaler. Quitte à se mettre en danger, Toulouse tentait de relancer tous les ballons, y compris les plus brûlants dans ses 22. Après la demi-heure de jeu, le Stade connaissait son premier véritable temps fort de la rencontre, en enchaînant les temps de jeu dans la moitié de terrain adverse. Mais malheureusement, et on pouvait y voir le symbole de ce que l'on avait vu jusque là, cette belle séquence se terminait par un en-avant.

Mais au fil des minutes, Toulouse semblait avoir pris les commandes. Et après que Jauzion eut été repris à trois mètres, les charges se multipliaient. C'est finalement Albacete qui trouvait le trou, pour le premier essai de la rencontre. Doussain transformait, et son équipe menait 7 à 3. Plus grand chose n'était à signaler jusqu'à la pause, malgré une pénalité manquée par Hook et une jolie contre-attaque toulousaine sur plus de trente mètres, hélas achevée par un en-avant de passe.

Dommage que, sur la sirène, le Stade ait concédé une pénalité, réussie par Hook. Les Haut-garonnais menaient d'un point au moment de regagner les vestiaires et dans ces conditions, tout restait possible.

 

Un carton qui tombe mal

Le début de seconde période voyait Servat entrer en jeu, pour rester sur la pelouse moins de trois minutes, après avoir été touché au genou. La malédiction au poste de talonneur continuait, alors que Perpignan obtenait coup sur coup deux pénalités. La première était trop lointaine pour être tentée, mais Hook, sur la deuxième, passait le ballon entre les poteaux. L'USAP reprenait l'avantage (9-7, 45ème).

Cette deuxième période était pour le moment délicate, car par la suite, Perpignan dominait les débats. Nyanga, pénalisé pour hors-jeu, donnait une nouvelle pénalité à Hook, et le tableau d'affichage indiquait maintenant 12 à 7. Doussain manquait par la suite une pénalité difficile, avant d'être remplacé par Beauxis. En touche, les affaires ne s'arrangeaient pas, et sur neuf lancers, cinq avaient été perdus jusqu'ici.

Rien n'allait, décidément, car peu de temps après, Tolofua écopait d'un carton jaune. Toulouse n'avait plus de talonneur, alors que Hook ajoutait trois points. Par la suite, les Catalans poursuivaient leur domination, certes sans se créer de réelles opportunités, mais en étant présents dans la moitié de terrain toulousaine. Les Rouge et Noir, quant à eux, ne manquaient pas de courage, mais perdaient trop rapidement le ballon sur leurs rares offensives.

A la 65ème, Hook creusait l'écart, sur sa sixième pénalité personnelle. Alors que Toulouse avait viré en tête à la pause, le bonus défensif semblait difficile maintenant à aller chercher. Mais rien n'était fini : Beauxis passait à son tour un coup de pied, alors que Tolofua entrait en jeu. Les deux équipes étaient dorénavant à quinze contre quinze.

Les dix dernières minutes voyaient Toulouse investir le camp adverse. Mais encore une fois, des ballons cafouillés rendaient vains leurs efforts. Dommage, car leur investissement ne souffrait d'aucune contestation. Beauxis, à la 76ème, manquait une pénalité qui aurait ramené les siens dans le bonus, et il s'agissait de la dernière opportunité de son équipe. C'est au contraire Perpignan qui marquait à l'ultime seconde, sur un ballon de récupération, par Michel, et c'est donc bredouilles que les coéquipiers de Dusautoir repartaient d'Aimé Giral.