Compte rendu

Match Stade Toulousain / Mont de Marsan

Les Toulousains ont bouclé l'année 2008 par une victoire sur Mont de Marsan (27-6, avec bonus offensif ) lors de la 13ème journée du Top 14.
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Stade Montois  27 à 6 (mi-temps : 15-6)
Temps frais ; pelouse grasse ; 18.700 spectateurs environ ; arbitrage de M. Bonhoure (Languedoc)
Pour le Stade Toulousain : 4essais de Fritz (11), Médard (33), Jauzion (56), Poitrenaud (59) ; 1 pénalité de Michalak (8) ; 2 transformations de Michalak (33) et Du Toit (59).
Pour le Stade Montois : 2 pénalités de Lafforgue (6, 40).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Bélie, 71); Clerc (puis Mazières, 69), Fritz, Jauzion (puis Gimenez, 59), Médard ; (o) Du Toit, (m) Michalak ; Raynaud (puis Nyanga, 50), Sowerby, Bouilhou ; Albacete, Pelous (puis Lamboley, 50) ; Perugini, Vernet-Basualdo (puis Servat, 58), Poux (puis Montès, 50).
Stade Montois : Durquet ; Ternisien, Thuriès, Senio, Matanavou ; (o) Lafforgue, (m) Dutilh ; Dhien (cap), Giraud, Tastet ; Mynhardt, Travini ; Coutts, Grobler, Etcheverry.

Le Stade Toulousain a bouclé l'année 2008 par une nouvelle victoire, la 12ème de rang toutes compétitions confondues. Ce succès permet aussi au club de virer en tête à l'issue des matchs aller du Top 14 et, surtout, de conforter son avance sur le cinquième du classement. Si, évidemment, rien n'est encore acquis, on ne peut que se réjouir devant cette première moitié de saison bien négociée. Place maintenant à une semaine de vacances, avant de retrouver les terrains dès le 3 janvier, avec la venue de Montpellier à Ernest Wallon.

L'événement de la composition de l'équipe stadiste était évidemment le grand retour de Vincent Clerc, titularisé à l'aile huit mois après sa blessure au genou. Fred Michalak était placé à la mêlée pour la première fois depuis son retour et formait avec Gaffie du Toit une charnière inédite. En troisième ligne, Julien Raynaud, capitaine des Espoirs, débutait la rencontre, alors que trois autres jeunes Toulousains (Bélie, Mazières et Gimenez) prenaient place sur le banc.

 

Le bijou de Médard

 
D'un point de vue territorial, c'est Mont de Marsan, de façon assez surprenante, qui domiait les premières minutes. Les Toulousains ne concédaient pas de véritables occasions, mais les Montois obtenaient deux touches à cinq mètres, sans que cela ait d'incidence au tableau d'affichage. Mais Lafforgue, à la sixième minute, convertissait sur pénalité la bonne entame de son équipe. Fred Michalak, moins de deux minutes plus tard, répliquait, et les deux formations étaient à égalité (3-3).

Mais cela ne durait pas : les Toulousains entraient dans le match et après une percée de Du Toit dans les 22 adverses, le jeu se déployait au large où Fritz prenait l'espace pour marquer le premier essai de la partie. Par la suite, les locaux développaient des séquences de fort belle facture, mais sans parvenir à franchir la ligne.

Tout n'était pas parfait dans le jeu des Toulousains, mais ces derniers s'évertuaient à mettre du rythme et relançaient des quatre coins du terrain. On regrettait simplement quelques ballons tombés qui empêchaient de concrétiser ces bonnes intentions. Il fallait aussi souligner qu'en face, Mont de Marsan défendait bec et ongles chaque mètre de terrain, et jouait crânement sa chance quand des occasions de contre-attaques se présentaient.

Aux alentours de la demi-heure de jeu, la mêlée toulousaine, à cinq mètres, mettait au supplice le pack landais. Après plusieurs pénalités obtenues et non tentées, le jeu parvenait à se déployer et Poitrenaud, sur l'aile gauche, réalisait un numéro assez extraordinaire pour donner le ballon à Médard, qui réussissait un numéro d'équilibriste pour conserver le cuir et aller derrière les poteaux. Toulouse prenait le large (15-3).

L'emprise stadiste ne se démentait pas jusqu'à la pause: le jeu se déroulait dans les trente mètres montois, sans toutefois que l'on assiste à de réelles opportunités. A la 39ème minute, pourtant, Clerc n'était pas loin d'aller à dame, mais après s'être débarrassé d'un adversaire, il était rattrapé à cinq mètres de l'en-but. Et finalement, Mont de Marsan réduisait le score sur pénalité à la dernière seconde. Le Stade menait 15 à 6 à la mi-temps.

 

Le bonus à l'heure de jeu

 

Les choses ne changeaient pas à la reprise : les Rouge et Noir dominaient, maîtrisaient globalement leur sujet, mais peinaient à se montrer réellement dangereux. Pourtant, à la 47ème, Michalak partait au ras d'un regroupement et plongeait dans l'en-but. On pensait l'essai imparable, mais le demi de mêlée laissait  échapper le ballon au moment d'aplatir.

A force de dominer et de priver leurs adversaires de ballons, les hommes de Novès allaient marquer une troisième fois. Sur un joli mouvement des trois quarts, Poitrenaud voyait le surnombre, fixait le dernier défenseur avant de décaler Jauzion, qui filait derrière la ligne. Le principal, en l'occurence le point de bonus, était acquis à ce moment-là. Moins de cinq minutes plus tard, les Toulousains marquaient leur quatrième essai. Du Toit envoyait une chandelle dans les 22 montois, laquelle était mal réceptionnée, ce dont profitait Poitrenaud : il poussait le ballon du pied dans l'en-but et était le premier pour aplatir.

Plus rien de notable n'allait intervenir, alors que les vingt dernières minutes baissaient de rythme. Au terme d'une rencontre qui ne restera pas inoubliable, les Rouge et Noir avaient parfaitement rempli leur contrat d'un point de vue comptable. Pour ce dernier match de l'année 2008, on ne leur en demandait pas plus.