Compte rendu

Match Stade Toulousain / Lyon

Les Toulousains, à Ernest Wallon, ont battu le LOU (51-10, avec bonus offensif) à l'occasion de la quinzième journée du Top 14 Orange.

 

A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Lyon OU 51 à 10 (mi-temps :  23-10)
Temps frais ; bonne pelouse ; 15.500 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Maciello (Côte d'Azur).
Pour le Stade Toulousain : 6 essais de Médard (8, 79), Nyanga (30), Sowerby (50), Donguy (71), Fritz (73)  ; 3 pénalités de Beauxis (3, 35, 40) ; 6transformations de Beauxis (8, 30, 50, 71, 73, 79).
Pour Lyon : 1 essai de Romanet (35) ; 1 pénalité de Thomas (26) ; 1 transformation de Thomas (35).
Stade Toulousain : Poitrenaud (puis Donguy, 53)- Matanavou, David (puis Fritz, 58), Jauzion, Médard - (o) Beauxis, (m) Doussain - Nicolas (puis Picamoles, 53), Sowerby, Nyanga (cap) - Albacete (puis Millo, 62, puis Burgess, 69), Lamboley - Johnston (puis Steenkamp, 53), Giorgadze (puis Montès, 15), Poux (puis Boutemane, 73).
Lyon : Van Gisbergen - Romanet, Thomas, Fatafehi, Grosso - (o) Sadourny (cap), (m) Januarie - Leguizamon, Koyamaibole, Bontinck - Basson, Sousa - Toleafoa, Bonrepaux, Fiard.
Carton jaune : Sousa (21)

Le Stade n'est pas tombé dans le piège de la facilité lors de la venue de Lyon à Ernest Wallon, à l'occasion de la quinzième journée du championnat. Comme ils l'avaient annoncé dans la semaine, les Toulousais ont abordé cette rencontre avec un maximum de sérieux, en respectant un adversaire qui venait de réaliser un très méritoire match nul face à Clermont. Ce succès est évidemment bon à prendre, alors que le Top 14 va maintenant céder sa place à la Coupe d'Europe, dans laquelle le club jouera son avenir dans les deux semaines à venir.

 

Médard d'entrée de jeu


Le Stade débutait en fanfare, avec une relance en solitaire de Médard qui, parti de ses 22, parvenait dans les trente mètres adverses. Après un relais de David, ce dernier était victime d'un plaquage haut et Beauxis ouvrait le score (3-0, 3ème). Bien dans son match, le Stade poursuivait sur sa lancée et multipliait les belles attaques, et il s'en fallait de peu pour que Nicolas n'aille derrière la ligne. Mais ce n'était que partie remise : après une mêlée à cinq mètres, le ballon parvenait aux trois-quarts, et après une belle charge de Poitrenaud, Médard s'emparait du cuir et marquait de près.

On l'aura compris, les Toulousains faisaient feu de tout bois en cette entame de partie. Les occasions s'enchaînaient, et si le score ne se creusait pas, cela n'atténuait pas la très bonne impression d'ensemble laisée par les locaux. Le point noir dans ce début idyllique n'était cependant pas anodin : Giorgadze, après un gros quart d'heure de jeu, devait céder sa place à Montès.

A la 17ème minute, une nouvelle énorme opportunité était à signaler, avec une belle séquence terminée en bout de ligne où Poitrenaud, malheureusement, oubliait deux coéquipiers pour taper à suivre dans l'en-but, ce qui ne donnait rien. Moins de cinq minutes plus tard, Sousa, coupable d'un acte d'antijeu manifeste, écopait d'un carton jaune. La pénal'touche consécutive, hélas, ne donnait rien, mais le LOU allait devoir évoluer à quatorze.
Toulouse, cela dit, était loin d'en profiter, et le match sombrait peu à peu dans l'à-peu-près. Pire, encore, c'étaient les visiteurs, pourtant en infériorité numérique, qui inscrivaient leurs premiers points.

Après une petite période de flottement, les Toulousains repartaient de l'avant, et obtenaient plusieurs mêlées à cinq mètres. Sur l'une d'entre elles, Sowerby s'emparait du ballon, donnait à Nyanga, qui marquait. M. Maciello faisait appel à la vidéo, et accordait finalement l'essai (17-3, 30ème). Ce n'était pourtant pas le moment de s'endormir sur ses lauriers, et Lyon, après une séquence entamée par Sadourny, marquait un très bel essai, signé Romanet.

Beauxis, sur pénalité, redonnait par deux fois à son équipe une marge d'avance confortable, mais le tableau d'affichage, à la pause, n'indiquait finalement "que" 23 à 10. Autant dire que la seconde période allait devoir être négociée avec sérieux pour éviter toute déconvenue.

 

Un incroyable temps fort


La reprise débutait par un impensable et interminable temps fort des Stadistes, qui passaient six minutes dans les cinq mètres adverses. on ne comptait plus les charges, mais la défense rhodanienne, remarquable de courage, tenait bon et repoussait inlassablement tous les assauts. Mais sur une mêlée à cinq mètres, encore une fois, Sowerby se saisissait du ballon et finait seul derrière la ligne. Beauxis transformait, et le score passait à 30-10.

Bien que menés de 20 points, les Lyonnais, par la suite, tentaient d'inverser la tendance et se procuraient quelques situations intéressantes. Mais Toulouse, de son côté, avait un bonus à aller chercher, et après avoir fait le dos rond, les Rouge et Noir reprenaient leur domination, bien aidés par un Beauxis encore une fois impeccable et un Médard très inspiré.

Les minutes défilaient, et si Toulouse mettait du coeur à l'ouvrage, c'était de façon trop désordonné pour surprendre un adversaire qui, conformément à sa réputation, ne lâchait rien. Sur un ballon tapé à suivre de Jauzion, Matanavou devançait un adversaire mais était peut-être victime d'une obstruction alors qu'il n'avait pas le ballon. La vidéo n'incitait pas M. Maciello à accorder un essai de pénalité, et le score restait à 30-10.

A la 69ème, Millo, touché assez sérieusement à l'épaule, devait quitter le terrain. il était remplacé par... Burgess, et les dix dernières minutes s'annonçaient compliquées. Mais un contre fulgurant allait sortir le Stade de cette passe : Picamoles s'échappait, redoublait avec Médard, et était repris à trois mètres, mais donnait in etxremis à Donguy, qui marquait.

Moins d'une minute plus tard, sur un ballon de récupération, Fritz tapait à suivre pour lui-même et était le plus prompt pour aplatir. Cette fois, le bonus était dans le sac, et Médard parachevait l'oeuvre des siens par un essai de toute beauté sur la sirène.

 

Photos du match