Compte rendu

Match Stade Toulousain / Clermont Auvergne

Le Stade s'est qualifié pour la finale du championnat de France en venant à bout de Clermont, à Marseille, sur le score de 29 à 6.

A Marseille (Vélodrome) - Stade Toulousain bat Clermont 29 à 6 (mi-temps : 13-6)
Temps agréable ; belle pelouse ; 55.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Garcès (Béarn)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Caucaunibuca (7, 80) ; 5 pénalités de Skrela (5, 21, 47, 53) et Bézy (77) ; 2 transformations de Skrela (7) et Bézy (80).
Pour Clermont : 2 pénalités de Floch (15) et Parra (34).
Stade Toulousain :  Heymans - Clerc (ou Caucaunibuca), Poitrenaud (puis Fritz, 69), Jauzion, Medard - (o) Skrela (puis Bézy, 61), (m) Doussain - Bouilhou (puis Nyanga, 57), Picamoles, Dusautoir (cap) - Millo (puis Maestri, 54) -Chluski, Albacete - Human (puis Poux, 54), Servat (puis Lacombe, 65), Johnston (puis Falefa, 58).
Clermont : Floch - Fofana, Pisi, Canale, Malzieu - (o) James, (m) Parra - Lapandry, Vermeulen, Bonnaire - Privat (cap), Cudmore - Scelzo, Ledesma, Faure.

Le Stade Toulousain s'est qualifié vendredi pour la finale du Top 14. Un an après le sacre européen acquis aux dépens de Biarritz, les Rouge et Noir retrouveront donc le Stade de France et seront opposés au vainqueur de l'autre demi-finale entre Montpellier et le Racing. A l'issue d'une partie pas aussi emballante qu'on ne l'aurait espéré, les Rouge et Noir ont assez  dominé leur sujet pour que l'on puisse dire que leur qualification est méritée.

 

A Caucau le premier essai

 
Le début de partie, bien qu'équilibré, se cantonnait dans le camp toulousain. Mais les Rouge et Noir, visiblement, étaient décidés à envoyer un maximum de jeu. Ainsi, une relance audacieuse de Heymans, depuis ses 22, aboutissait à une séquence de 80 mètre, qui était à deux doigts d'aboutir au premier essai de la partie, si Poitrenaud n'avait pas laissé échapper le cuir au moment d'aplatir. Tout cela n'était pas vain, car M. Garcès revenait à une position de hors jeu, et Skrela ouvrait le score (3-0, 5ème).

Tout débutait idéalement, et une nouvelle action, partie depuis les 22 avec une percée de Jauzion, aboutissait au premier essai de la partie : Poitrenaud faisait la différence à son tour, et donnait à Caucau, qui filait sans souci à l'essai. Toulouse menait 10-0, et on ne jouait pas depuis 10 minutes !
Mais, si les hommes de Guy Novès avaient pris les devants, cela ne masquait pas la domination asémiste, incontestable. Avec l'appui du vent et suite à une faute de Johnston en mêlée, Floch, de près de 60 mètres, réduisait le score.

Mais le Stade se remettait rapidement à l'ouvrage. Une très belle action, une nouvelle fois initiée par le duo Poitrenaud-Jauzion, mettait le feu dans la défense adverse. Si l'essai n'était pas au bout, Skrela, sur pénalité, convertissait le temps fort de son équipe.
La rencontre se poursuivait, sans beaucoup de rythme. Les deux équipes éprouvaient des difficultés à conserver le ballon, et aucune opportunité d'essai n'était à signaler. Si Parra réduisait le score à la 34ème, cela ne gâchait pas la très bonne impression d'ensemble laissée par les Stadistes, qui évoluaient avec le vent de face.
La pause était finalement atteinte sur le score de 13 à 6, et si rien, évidemment, n'était acquis, il y avait de quoi envisager la suite des opérations avec un minimum de sérénité.
Le Stade gère son affaire

 
Les débats reprenaient, globalement équilibrés. A l'exception d'une jolie envolée de Médard, aux alentours de la ligne médiane, pas grand chose n'était à signaler.  Les pertes de balle, de part et d'autre, se succédaient, et aucune équipe ne se procurait la moindre occasion d'essai. Dans une rencontre aussi indécise, la pénalité réussie par Skrela prenait d'autant plus d'importance (16-6, 47ème).

Par la suite, l'ASM metait la main sur le ballon, mais le Stade, à deux reprises, récupérait au sol des ballons brûlants. A la 53ème, Skrela, en position très éloignée, donnait un peu plus d'avance aux siens. Cela était réellement la seule chose à signaler dans une rencontre dominée par les Jaunards, mais sans que ces derniers ne se montrent dangereux. Le temps défilait, et cela jouait bien entendu en faveur des Toulousains.

Toulouse, malheureusement, ratait par la suite deux occasions  de creuser l'écart, avec des pénalités manquées par Bézy. Si l'avance restait confortable, le Stade manquait dans la foulée une contre-attaque en or, et on espérait que ces opportunités ne pèsent pas trop lourd au final. Mais les coéquipiers de Thierry Dusautoir donnaient l'impression de maîtriser leur sujet. Si le jeu n'atteignait pas des sommets, on était presque tenté de dire que l'essentiel était ailleurs.

Plus rien, du reste, n'était à signaler, si ce n'est que les Stadistes finissaient plus fort et ainsi se mettaient à l'abri d'un éventuel retour adverse. Toulouse, toujours par Caucau, inscrivait même en contre un nouvel essai, à la dernière seconde. Il tenait son billet pour le Stade de France.