Compte rendu

Match Stade Toulousain / Brive

Les Toulousains ont remporté une victoire importante (23-22) aux dépens de Brive lors de la 21ème journée du Top 14.
A Toulouse (Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Brive 23 à 22 (mi-temps : 9-12)
Temps frais et pluvieux ; terrain gras ; 18.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Cardona (Provence)
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Caucaunibuca (59) ; 6 pénalités de Michalak (7, 24, 32, 44, 48, 65).
Pour Brive : 1 essai de Palisson (71) ; 4 pénalités de Caminati (11) et Bélie (17, 29, 58) ; 1 transformations de Bélie (71).
Stade Toulousain : Heymans ; Delasau, Lamerat (puis Lakafia 77), Fritz, Caucaunibuca ; (o) Bézy, (m) Michalak ; Nicolas (puis Lamboley, 57), Picamoles, (puis Sowerby, 75) Bouilhou (cap) ; Albacete, Millo (puis Maestri, 48) ; Johnston (puis Lecouls, 58), Basualdo (puis Lacombe, 48) , Human (puis Poux, 58).
Brive : Caminati ; Cooke, Noon, Estebanez, Palisson ; (m) Spedding, (o) Bélie ; Domingo, Ledevedec, Claassen ; Méla, Uys ; Barnard, Bonrepaux, Kakovin.

Le Stade Toulousain a remporté une victoire importante à l'occasion de la 21ème journée du Top 14. Sans leurs internationaux, les Rouge et Noir ont bien négocié leur dernier doublon de la saison et battu Brive, dans des conditions difficiles. Le club conserve donc la tête du classement, ce qui ne sera pas de trop au vu du calendrier pour le moins délicat qui lui est proposé ces prochaines semaines, avec trois déplacements de rang.

 

Le 100% de Michalak

C'est un vent violent qui sévissait à Ernest Wallon au moment du coup d'envoi. Les premiers ballons tapés au pied donnaient ainsi lieu à des situations cocasses, et il était évident que ce paramètre jouerait un rôle majeur dans la rencontre. Les Toulousains, qui avaient précisément ce vent de face en première période, réalisaient pourtant une entame plutôt intéressante et dominaient au niveau de l'occupation du terrain.

A la 7ème minute, les Stadistes campaient dans les cinq mètres brivistes et multipliaient les charges, sans parvenir derrière la ligne. Leurs efforts ne restaient cependant pas vains, car ils obtenaient une pénalité, tentée et réussie par Michalak (3-0). Hélas, une faute de Johnston, coupable d'avoir gardé un ballon au sol, donnait l'occasion à Caminati d'égaliser. Et de plus de cinquante mètres, mais avec le vent dans le dos, l'arrière passait facilement son coup de pied.

Les Corréziens, après avoir subi durant les premières minutes, étaient cette fois dans le match. Au quart d'heure de jeu, ils bénéficiaient d'une nouvelle pénalité après avoir bousculé l'arrière-garde toulousaine sur un joli groupé-pénétrant. Bélie, collé à la ligne de touche, ne trouvait pas la cible, mais on avait la sensation, déjà, que la partie serait compliquée. Cette impression était d'ailleurs confirmée moins d'une minute plus tard, avec une nouvelle faute de la part des locaux, cette fois sanctionnée par Bélie.

Sans beaucoup de rythme, la partie se poursuivait, et rien de notable n'était à signaler. Michalak, de près de quarante mètres, parvenait néanmoins à égaliser. Pour le reste, les Rouge et Noir alternaient le bon, à l'image d'une relance inspirée de Bézy sur plus de trente mètres, et le moins bon. Parmi les points négatifs, l'indiscipline chronique des locaux, qui permettaient d'ailleurs à Bélie de redonner l'avantage à sa formation.

La réussite au pied de Michalak permettait au Stade de revenir rapidement au score, mais il fallait bien admettre que les Toulousains, jusqu'ici, avaient énormément de difficultés à mettre leur jeu en place. La pause était atteinte sur le score de 12 à 9 en faveur du CAB, qui scorait par Caminati sur la sirène. La suite allait être compliquée.

Caucau libère les siens

Menés au score, les hommes de Guy Novès réalisaient une entame intéressante en deuxième période, et profitaient du vent pour occuper efficacement le terrain. Michalak poursuivait son festival au pied en passant une nouvelle pénalité, pourtant loin d'être évidente. Totalement dominateurs, les Toulousains s'installaient dans les 22 adverses et obtenaient une nouvelle pénalité pour un hors-jeu de ligne. Face aux barres, Michalak ne connaissait aucune difficulté pour redonner l'avantage aux siens.

Delasau se procurait dans la foulée une superbe occasion d'essai, en étant à deux doigts de ramasser un ballon tapé à suivre, mais le Fidjien glissait en touche avant d'aplatir. Dommage, car s'il était allé derrière la ligne, cela aurait donné un sacré bol d'air à son équipe.
Mais Brive, après avoir passé son temps à défendre, réagissait. Le CAB, s'il ne se montrait pas réellement dangereux, mettait la main sur le ballon et finissait par obtenir une pénalité pour une faute d'Albacete. Bélie ne laissait pas passer l'opportunité et les deux équipes étaient désormais dos à dos. Plus que jamais, l'issue de la partie était incertaine.

Mais, sans doute conscient du danger, Toulouse réagissait et marquait le premier essai de la partie. Après une superbe percée de Fritz, Caucaunibuca héritait du ballon et marquait en force après une action en solitaire assez confuse, malgré l'opposition de plusieurs adversaires. Sur leur lancée, les Stadistes réussissaient une pénalité, par Michalak, et ils possédaient désormais huit points d'avance.

Mais c'est au moment où on pensait les Stadistes à l'abri qu'ils encaissaient sous les poteaux, conséquence méritée d'un joli temps fort briviste. Après la transformation de Bélie, Toulouse ne possédait plus qu'un point d'avance. Il fallait maintenant gérer cette avance minimale, et les champions d'Europe, du reste, y parvenaient plutôt bien. Comme cela avait été le cas lors des précédents doublons, le Stade remportait une victoire étriquée, mais ô combien précieuse.