Compte rendu

Match Stade Toulousain / Biarritz

A Ernest Wallon, les Toulousains ont battu Biarritz (23-3, sans bonus offensif) lors de la dixième journée du Top 14.
A Toulouse (Erest Wallon) - Stade Toulousain bat Biarritz Olympique 23 à 3 (mi-temps : 10-3 )
Temps agréable ; bonne pelouse ; 19.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Matheu (Armagnac-Bigorre)
Pour le Stade Toulousain : 2 essais de Clerc (35) et David (80) ; 2 pénalités de Michalak (27, 70)  ; 2 transformations de Michalak (35, 80) ; 1 drop de Michalak (62).
Pour Biarritz : 1 pénalité de Yachvili (31).
Stade Toulousain : Médard - Clerc, David, Fritz, Donguy - (o) Mickalak (puis Elissalde, 70), (m) Kelleher - Picamoles, Sowerby (puis Bouilhou, 61), Dusautoir - Millo-Chluski (puis Lamboley, 66), Albacete - Johnston (puis Human, 33, puis Bousquet, 77), Servat (puis Basualdo, 69), Poux (puis Johnston, 60).
Carton jaune : Johnston (33)
Biarritz : Bosch - Ngwenya, Gimenez, Mignardi, Brusque - (o) Courrent, (m) Yachvili - Harinordoquy, Lauret, Vahafolau - Carizza, Taele - Johnstone, August, Coetzee.
Carton jaune : Carizza (44)

En battant Biarritz lors de la 10ème journée du Top 14, le Stade Toulousain a engrangé sa deuxième victoire de rang en championnat, la quatrième toutes compétitions confondues. Alors que le club restait à domicile sur un partage des points avec le Stade français, ce succès permet aux Rouge et Noir de doubler au classement leur adversaire du jour et de consolider la place du club dans le peloto, de tête. C'est aussi, et surtout, la confirmation des progrès entrevus depuis maintenant quelques semaines, car Biarritz restait sur plusieurs performances très convaincantes et faisait figure d'équipe en forme du moment. Samedi prochain, c'est un déplacement délicat, sur le terrain du Racing Métro, qui est au programme des joueurs.

 

Toulouse marque à quatorze

Biarritz se mettait le premier en évidence dans ce match, d'abord en récupérant un ballon au sol qui était au départ toulousain, ensuite en tentant un drop depuis les 22 par Yachvili, qui manquait la cible. Les vsiteurs, dominateurs territorialement durant les premières minutes de la rencontre, obtenaient une pénalité à la 7ème, tentée et totalement loupée par Yachvili alors que son équipe, globalement, aurait mérité de mener au score.

La première escarmouche toulousaine avait lieu quelques secondes plus tard, avec un ballon récupéré sur un ruck, suivi d'un intelligent coup de pied à suivre de Michalak dans le dos de la défense. Le demi d'ouverture stadiste, malheureusement, était devancé par Yachvili dans l'en-but. Cela donnait l'impression, en tout cas, de faire rentrer les locaux dans le match, et ils manquaient d'un rien d'ouvrir le score via une pénalité de Michalak, qui s'écrasait sur le poteau.
Les buteurs, décidément, n'étaient pas en réussite et Courrent, à la 17ème, voyait à son tour le ballon toucher le poteau sur une nouvelle pénalité.

Le premier mouvement d'envergure côté toulousain arrivait à la 22ème, avec une sublime séquence initiée par Kelleher et où tous les trois-quarts touchaient le ballon. L'action se terminait à l'aile de Clerc, où ce dernier ne pouvait contrôler le cuir, ce qui mettait un terme à la séquence. Après une pénalité de cinquante mètres manquée par Fritz, Michalak, enfin, convertissait les bonnes dernières minutes des siens, à la 27ème (3-0). L'avance rouge et noire restait pourtant de courte durée, car Yachvili enquillait à son tour et égalisait peu après la demi-heure.

Le match s'annonçait compliqué, d'autant que dans la foulée, Johnston écopait d'un carton jaune pour un plaquage dangereux sur Yachvili. Mais alors qu'ils étaient en infériorité numérique, les Toulousains mettaient la main sur le ballon, et après une séquence débutée par une charge long de ligne de Picamoles, le ballon sortait pour Dusautoir, qui fixait le dernier défenseur et donnait à Clerc, qui aplatissait dans un fauteuil. C'était le troisième essai de la saison pour l'ailer, et le premier encaissé par le BO en championnat depuis cinq rencontres.
La pause était atteinte sur le score de 10-3 en faveur des hommes de Novès. Toulouse menait, mais il aurait été bien trop prématuré de crier victoire à ce moment-là.
Le Stade en mode gestion

Toujours réduit à quatorze, Toulouse reprenait pourtant la partie en dominant les débats. A la 44ème, c'était au tour de Carizza de recevoir un carton jaune, pour une cravate dangereuse. Avec la rentrée de Johnston, c'était maintenant les Stadistes qui évoluaient à un de plus. La rencontre restait cependant pauvre en occasions d'essai, et, comme cela avait été le cas pour Biarritz au cours du premier acte, les Toulousains ne tiraient pas profit de leur supériorité numérique.

Rien n'était à signaler jusqu'à l'heure de jeu : l'essentiel se passait au milieu du terrain, et aucune des deux formations ne parvenait à prendre en défaut la défense adverse. Cela avait au moins le mérite de laisser les Toulousains devant au score, même si rien n'était encore acquis. Michalak, assez malheureux dans ses tentatives de pénalité, réalisait en revanche des merveilles dans l'occupation du terrain, et soulageait à maintes reprises ses partenaires. Le même Michalak, à a 62ème et à la conclusion d'un joli mouvement des siens, claquait un drop important car Toulouse, dorénavant, était à l'abri d'un essai transformé (13-3).

Les pensionnaires du Wallon avaient passé la vitesse supérieure, et un contre supersonique signé Médard puis Clerc n'était pas loin d'aller au bout, sans le sauvetage de Ngwenya. Puis, une combinaison entre Michalak et Clerc était à deux doigts de surprendre la défense basque, alors que le jeu, depuis quelques minutes, se déroulait dans les trente mètres rouge et blanc. Michalak, qui avait manqué un drop quelques instants plus tôt, passait à a 70ème une pénalité qui creusait un peu plus l'écart (16-3).

Toujours dominateurs, les joueurs de la ville rose géraient presque tranquillement la fin de partie. Et à la dernière seconde, alors que la sirène avait déjà retenti, David ajoutait un deuxième essai, juste récompense de a domination de son équipe au cours de la seconde période. En venant à bout d'un candidat déclaré aux demi-finales sans lui laisser le bonus défensif, ils avaient largement rempli leur mission de l'après-midi.