Compte rendu

Match Agen / Stade Toulousain

Les Toulousains se sont imposés à Agen (25-8, sans bonus offensif) lors de la 14ème journée du championnat. Ils restent en tête du classement.

A Agen (Armandie) - Stade Toulousain bat Agen 25 à 8 (mi-temps : 25-3)
T
emps frais ; belle pelouse ; 13.000 spectateurs environ ; Arbitrage de M. Lafon (Comité Lyonnais)
Pour Agen : 1 essai collectif (69) ; 1 pénalités de Courrent (24).
Pour le Stade Toulousain : 1 essai de Clerc (19) ; 6 pénalités de Skrela (5, 13, 21, 27, 30, 40) ; 1 transformation de Skrela (19) .
Agen : Dulin; Vaka, Avramovic, Ahotaeiloa, Edmond-Samuel; (o) Courrent, (m) Dupuy; Fono, Fonua, Monribot (cap); Fa'aoso, Sprinngay; Sheklashvili, Narjissi, Nnomo.
Stade Toulousain : Médard (puis Jauzion, 56) - Clerc - Fritz (puis Heymans, 73), Poitrenaud, Delasau - (o) Skrela (puis Doussain, 56), (m) Vergallo - Nicolas, Sowerby, (puis Picamoles, 67) Nyanga - Albacete (puis Maestri, 56), Millo-Chluski -Lecouls (puis Poux, 41),   Servat (puis Lacombe, 51), Human (puis Johnston, 41).

Après deux victoires consécutives en Coupe d'Europe, les Toulousains ont confirmé leurs bonnes dispositions du moment en s'imposant à Agen lors de la 14ème journée du championnat. Sur une pelouse où le Racing, Perpignan et Biarritz ont déjà laissé des plumes cette saison, il s'agit d'une excellente opération comptable. Le marathon des fêtes se poursuit maintenant pour les Rouge et Noir, avec la venue de Castres, dès dimanche au Stadium.

 

Un essai de 80 mètres


Si le Stade monopolisait le ballon dans les premiers instants de la partie, il se heurtait à une défense très bien en place. Le combat, en tout cas, faisait rage et les plaquages impressionnants se multipliaient. A force d'être en possession du cuir, les visiteurs finissaient par obtenir une pénalité, réussie par Skrela. Toulouse prenait l'avantage, ce qui était plutôt mérité, même s'il fallait bien avouer que les Stadistes ne trouvaient pas la moindre brèche dans l'arrière-garde adverse.

Si les débats avaient tendance à s'équilibrer par la suite, le jeu au pied toulousain, plus précis, permettait aux coéquipiers de Yannick Nyanga d'occuper le terrain. A la 13ème minute, le SUA se mettait en position de hors-jeu et Skrela n'avait aucun mal à doubler la mise.
Peu de temps après avait lieu un authentique chef d'oeuvre, avec une relance de 80 mètres initiée par un exploit de Poitrenaud, des relais de Nyanga et Médard, avant que ce dernier ne fixe le dernier défenseur pour donner à Clerc, qui marquait.

On jouait depuis 20 minutes, et le Stade menait 13 à 0, puis 16 à 0 après une nouvelle pénalité de Skrela, consécutive à un joli slalom de Clerc au coeur de la défense locale. Les affaires tournaient bien, mais les Lot-et-Garonnais réduisaient l'écart, sur pénalité et après une mêlée, seul secteur où ils se montraient clairement dominateurs depuis le début du match.
Un maul destructeur donnait cependant l'occasion à Skrela d'améliorer son total, et Toulouse conservait une avance respectable, encore augmentée de trois points après la première mêlée toulousaine dominatrice.

A la demi-heure de jeu, le score était de 22 à 3, et cela récompensait la très sérieuse première partie de match des Toulousains. Chaque faute ou erreur agenaise se payait comptant, alors que, côté stadiste, le nombre de maladresses était réduit au strict minimum.
Les hommes de Guy Novès poursuivaient leur domination jusqu'à la pause, et le score grimpait à 25-3, après un nouveau coup de pied de Skrela, auteur d'un formidable 100% sur les quarante premières minutes. S'il convenait de ne pas crier victoire trop tôt, on pouvait considérer qu'une bonne partie du travail avait déjà été faite.

 

Agen repart de plus belle


Acculés en début de seconde période, les Toulousains, sur une mêlée à cinq mètres en faveur d'Agen, produisaient un effort salvateur, qui leur redonnait le ballon. Mais, incontestablement, les locaux étaient revenus des vestiaires avec d'autres intentions, et ils s'installaient durant de longues minutes dans les 22 opposés. En difficulté, les Rouge et Noir pouvaient une nouvelle fois compter sur une mêlée totalement retrouvée pour récupérer un ballon brûlant.

Les minutes passaient, et si le Stade ne parvenait pas à mettre la main sur le ballon, il ne concédait aucune occasion d'essai. Il n'y avait pour ainsi dire pas grand chose à raconter par la suite, car, encore une fois, si les champions d'Europe n'avaient que des miettes à se mettre sous la dent, l'efficacité de leur défense les mettait à l'abri de toute mauvaise surprise.

Le temps, ainsi, filait en faveur des Stadistes. Après l'heure de jeu, aucun point n'avait encore été inscrit en deuxième mi-temps. Toulouse n'avait pas passé la ligne médiane ballon en mains depuis des lustres, mais résistait... jusqu'à un maul agenais qui s'effondrait dans l'en-but, pour un essai validé par l'arbitrage-vidéo.

A dix minutes du coup de sifflet final, il n'y avait pas pour autant péril en la demeure. Mais, après cette alerte, les Toulousains prenaient pour la première fois le commandement des opérations. Et, après un subtil coup de pied à suivre de Clerc dans le dos de la défense, les Haut-garonnais obtenaient une touche à cinq mètres, à l'issue de laquelle Johnston franchissait la ligne... ou pas. M. Lafon avait une nouvelle fois recours à la vidéo, mais, cette fois, il n'accordait pas l'essai. Il fallait bien admettre que les divers ralentis proposés n'apportaient aucun éclairage sur la finalité de la séquence.

Malgré les efforts toulousains, plus rien ne changeait. La mission avait été accomplie, et sans doute plus aisément que ne l'espéraient les entraîneurs toulousains.