Choc des Stades, le 11 avril 2010

Vendredi 22 mars 2013
Choc des Stades, le 11 avril 2010
A Toulouse (Stadium) - Stade Toulousain bat Stade français 42 à 16 (mi-temps : 13-10)
Temps beau et chaud ; belle pelouse ; 36.000 spectateurs environ ; arbitrage de M. Lewis (Irlande)
Pour le Stade Toulousain : 3 essais de Jauzion (40), Albacete (61) et Heymans (75) ; 7 pénalités de Skrela (23, 33, 46, 49, 67, 71, 80) ; 3  transformations de Skrela (40, 61, 75).
Pour le Stade français : 1 essai de Roncero (20) ; 3 pénalités de Beauxis (25, 44, 47) ; 1 transformation de Beauxis (20).
 
Stade Toulousain : Poitrenaud - Clerc, Fritz, Jauzion, Heymans - (o) Skrela, (m) Kelleher - Picamoles (puis Sowerby, 51), Dusautoir (cap), Bouilhou - Albacete, Millo-Chluski (puis Maestri, 41) - Lecouls (puis Johnston, 41), Servat, Poux (puis Human, 51).
Stade français : Southwell - Arias, Bastareaud, Gasnier, Mir.Bergamasco - (o) Beauxis, (m) Oelschig - Leguizamon, Rabadan, Burban - Papé, Palmer - Marconnet, Szarzewski, Roncero (cap).
 

Ce 11 avril 2010, le Stade Toulousain recevait, au Stadium, le Stade français pour le quart de finale de la H Cup. Les deux équipes avaient terminé premières de leurs poules respectives et s’affrontaient pour une place en demi-finale face au Leinster, le 1er mai suivant.

La tension était palpable lors du coup d’envoi avec deux équipes qui cherchaient avant tout à occuper le terrain en usant du jeu au pied. Un match fermé donc, jusqu’à la vingtième minute quand, à la conclusion d'une attaque amorcée par une charge impressionnante de Bastareaud, Roncero marquait en force sous les poteaux. Paris menait 7-0.
 
Le Stade ne se laissait toutefois pas distancer et collait au score grâce à son buteur David Skrela, en grande réussite au pied. La partie était équilibrée en cette première période mais le Stade français qui gardait l’avantage au tableau d’affichage.
 
Ce n’est qu’à la quarantième minute que Yannick Jauzion, impérial tout au long de la partie, parvenait à débloquer la situation et à inscrire le premier essai rouge et noir. A la pause, les locaux menaient de trois points, rien n’était joué.

La deuxième période débutait sur un rythme décousu mais David Skrela continuait de tenir son équipe en avance au score. C’est à partir de l’heure de jeu que tout basculait avec un essai d'Albacete qui propulsait les Toulousains dix points devant leurs adversaires.

Il n'y avait plus, alors, qu'une seule équipe sur le terrain et Paris passait le plus clair de son temps à subir. En mêlée, la supériorité toulousaine se faisait grandissante au fil des minutes, et les pénalités réussies par le demi d'ouverture, continuaient d’aggraver le score. La messe était finalement dite à la 75ème, avec un superbe essai de Heymans, servi par un modèle de coup de pied à suivre de Médard.

Toulouse s'imposait finalement 42-16, sur un écart peut-être un peu sévère au vu de la première période. Mais le second acte, totalement maîtrisé, donnait à cette qualification un caractère totalement mérité.

Le Stade continuait ensuite son chemin dans la compétition en battant tour à tour le Leinster (26-16) et le Biarritz Olympique (21-19), décrochant ainsi le quatrième titre de champion d’Europe de son histoire.