Burgess, première de gala

Mardi 15 novembre 2011
Burgess, première de gala
C'est ce qui s'appelle un départ sur les chapeaux de roue. Pour sa première apparition sous le maillot toulousain, Luke Burgess a frappé un grand coup. A l'image de l'autre "Luke" du club, McAlister, qui avait lui aussi livré une prestation de tout premier plan pour sa première apparition en rouge et noir, l'Australien s'est montré particulièrement à l'aise, dimanche face à Gloucester.

Le jury de l'ERC, chargé de désigner après chaque rencontre européenne l'homme du match, et vos votes convergent dans la même direction : c'est bien Burgess qui se place, dans un cas comme dans l'autre, sur la plus haute marche.

Une distinction bienvenue, presque inespérée devant le délai de préparation pour le moins raccourci dont à bénéficié le joueur. L'intéressé, qui se débrouille déjà en français pour avoir pris des cours avant son arrivée (un signe qui ne trompe pas), a accueilli la nouvelle avec retenue.

" Si je suis homme du match, d'autres joueurs auraient mérité cette distinction. J'avais juste envie de jouer pour mon premier match à Toulouse et remporter ma première victoire.  Je ne suis là que depuis dix jours et j'ai encore à progresser. Je dois encore gagner en vitesse et avoir des automatismes avec mes équipiers.  Avec Luke McAlister, c'est une nouvelle relation et il faut que nous échangions pour être meilleurs ".

Chez ses coéquipiers, on se félicitait de la performance du Wallaby, même si, à l'image de Clément Poitrenaud, cela ne constituait pas réellement une surprise : " Demi de mêlée ou d'ouverture, ce sont vraiment des postes-clés qui se jouent sur les qualités de leader et de meneur d’hommes. C’est une responsabilité tactique et il a eu la capacité à s’intégrer très vite. En quasiment quinze  jours, il a assimilé notre système de jeu. Il a énormément de sélections chez les Wallabies, et ça fait un moment qu’on le voit jouer au plus haut niveau. On n’est pas étonné par ses qualités. Et en plus de ça, il est élevé à la sauce australienne. Ce n’est pas le genre de gars à ralentir les ballons et à faire des cocottes toute l’après-midi. Tant mieux pour nous ".

Avec 18,4% des voix, Burgess se termine donc en tête du classement. Clément Poitrenaud et Yannick Nyanga, respectivement deuxième et troisième, ne sont pas loin avec 17,6 et 17,3%.

Le classement général